Faire son propre macérât huileux de pâquerettes

Cela n’aura échapper à personne : les pâquerettes, aussi appelées bellis, ont décidé de pointer le bout de leur nez depuis quelques jours maintenant. Et pour cause, ces jolies petites fleurs sont nommées ainsi car elles fleurissent à la période de Pâques. Timing parfait ! Les pâquerettes renferment, à bien des égards, des propriétés cosmétiques très intéressantes pour le visage et le corps. Aujourd’hui nous allons donc découvrir comment fabriquer un produit cosmétique à partir de ce végétal.

Les propriétés de la pâquerette / du bellis

Une peau qui manque d’élasticité et de fermeté ? La pâquerette est idéale ! En effet, très tenseuse et galbante, elle constitue un ingrédient de choix lorsque l’on souhaite apporter raffermir son visage et/ou son corps. On la conseillera pour les peaux matures (visage et décolleté) mais également après une grossesse pour tonifier de nouveau les tissus. Les peaux délicates, sujettes aux rougeurs y trouveront leur bonheur car le bellis est aussi réparateur et apaisant.
Étant donné que la pâquerette n’est pas utilisable telle quelle, il est indispensable d’en faire un macérât huileux.

Qu’est-ce qu’un macérât huileux ?

Il s’agit d’une macération de plante dans de l’huile afin d’en extraire les principes actifs. Ici, nous allons donc faire « infuser » nos pâquerettes dans une huile végétale. En règle générale, les macérâts huileux sont faits à base d’huile de tournesol car il s’agit d’un support stable (qui est peu sensible à l’oxydation et donc au rancissement) et qu’elle a une odeur dite « neutre ». Il est possible d’opter pour une tout autre huile en fonction des propriétés recherchées :

  • Jojoba : séborégulatrice (peaux mixtes à grasses)
  • Argan : nourrissante et anti-âge (peaux matures)
  • Amande douce : apaisante et restructurante (peaux sèches)

Comment faire un macérât huileux ?

1ère étape : cueillir des pâquerettes Votre cueillette peut se faire n’importe où. Privilégiez les endroits où les passages d’humains (et de chiens) sont peu fréquents. Les fleurs se cueillent avec la tige. Il est difficile de déterminer une quantité exacte de fleurs à cueillir, mais vous pouvez partir sur le remplissage d’un grand bol (pour 100 ml de macérât environ).

2ème étape : faire sécher les fleurs Cette étape est primordiale pour réussir son macérât. Les pâquerettes doivent impérativement être desséchées. Pour ce faire, disposez-les dans une cagette tapissée de papier journal. Vous pouvez les placer au soleil pour que cela soit plus rapide ou bien dans une pièce l’abris de l’humidité. Une fois sèches, les fleurs se recroquevilleront sur elles-mêmes.

3ème étape : créer son macérât Choisissez un récipient hermétique et remplissez-le de fleurs séchées. Pour autant, il est important qu’elles ne soient pas tassées car cela empêcherait à l’huile de bien circuler. Avec votre huile végétale de tournesol, immergez complément les pâquerettes. Fermez le pot et laissez macérer pendant au moins 6 semaines. Vous pourrez secouer votre récipient de temps en temps. Une fois les 6 semaines passées, filtrez votre macérât à l’aide d’un chinois. Conservez l’huile infusée dans un flacon hermétique, préalablement désinfecté à l’alcool à 70°.
Il ne vous reste plus qu’à étiqueter le flacon de votre macérât qui se conservera 12 mois au réfrigérateur. Pour un macérât filtré le 01/04/2021, on notera sur son étiquette :

Comment utiliser son macérât de Bellis ?

Il s’utilise pur ou s’intègre parfaitement à la préparation d’un cosmétique maison type crème visage, sérum ou encore baume corps maison.

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